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La LMDE (mutuelle nationale étudiante) et la MGEN (mutuelle générale de l’éducation nationale)ont appelé, mardi 18 octobre dernier, les pouvoirs publicsà prendre leurs responsabilités devant la pauvreté des moyens à la disposition des femmes en termes de contraception et d’avortement.

Cet appel a obtenu le soutien du Collège national des gynécologues et obstétriciens français et de la Fédération nationale des collèges de gynécologie médicale. Plusieurs personnalités publiques, comme la philosophe Elisabeth Badinter, l’actrice Isabelle Carré, l’essayiste Caroline Fourest, l’avocate Gisèle Halimi ou le gynécologue Israël Nisand,ont également approuvé cet appel en le signant.

Plusieurs centres de planification ont fermé leur porte, de plus en plus de jeunes filles ont recours à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), les contraceptifs sont à peine pris en charge par l’Assurance Maladie, les établissements scolaires enseignent rarement l’éducation sexuelle, … Thierry Beaudet, président de la MGEN, a regretté que même s’il y a des droits, l’accès réel à ces droits est encore très difficile.

Le professeur Nisand a, quant à lui, reproché l’hésitation des pouvoirs publics dans la prise des décisions qui s’imposent : c’est le cas par exemple de la gratuité et la confidentialité de la contraception. Et lui de souligner que la France a des mauvais résultats en ce qui concerne l’IVG : 15.000 cas par an chez les mineures, contre 100.000 chez les moins de 25 ans.

Des mesures pour la prévention et le suivi

Dans leur requête, les deux mutuelles souhaitentque des programmes de prévention soient développés à tous les âges. Elles veulent également avoir une garantie que toutes les femmes soient suivies sur le plan gynécologique, optique et dentaire, soitpayant mais sans dépassement d’honoraires via les praticiens présents sur tout le territoire, soit via des consultations gratuites que le ministère organisera.

La MGEN et la LMDE demandent aussi à ce que les pouvoirs publics garantissent la gratuité de l’ensemble des moyens de contraception disponibles, et défendent le droit à l’avortement en rendant accessibles les structures de proximité aptes dans la prise en charge des femmes dans les délais prévus par la loi.

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